Publiée le 20 janvier 2015 Par Emilie de info-thailande.fr

2004 : un tsunami s’abat sur les thaïlandais

Le 26 décembre 2004, un séisme dont la magnitude a été évaluée à 9 sur l’échelle de Richter s’est produit sous la pointe occidentale de l’Indonésie, provoquant un terrible tremblement de terre. Des dizaines de répliques d’une force supérieure à 5 ont suivi. Le contrecoup le plus tragique de cette catastrophe naturelle fut le tsunami qui s’est abattu sur 13 pays de l’Océan Indien et de la mer d’Andaman. En l’espace de quelques minutes, plus de 200 000 personnes sont mortes alors que des centaines de milliers sont portées disparues, la majeure partie de manière définitive. Des centaines de milliers d’autres se sont retrouvées sans toit, livrées aux maladies et à la faim.

Un scénario catastrophique

Le tsunami est lié à la rupture de la zone de subduction entre la plaque indienne et la plaque birmane sur 1200 kilomètres. Bien que le plus lourd tribut ait été supporté en Indonésie-qui déplore la mort de plus de 128 000 personnes, la Malaise, l’Inde, le Sri Lanka et la Thaïlande n’ont pas été épargnés.
Un mur d’eau de plus de 10m de haut s’est littéralement abattu sur la côte occidentale du pays, touchant les îles et les stations balnéaires de Phuket. Plus de 5500 personnes sont mortes desquelles étaient des touristes originaires de 36 pays.
Selon l’Unicef, 1220 enfants ont perdu un de leurs parents, voire les deux. 7440 bateaux de pêche ont été détruits, laissant certains villages de pêcheurs complètement démunis. La faune et la flore ont également été touchées par la catastrophe.
Dans la province de Phang Nga, le village de Khao Lak affiche le plus lourd bilan. Des hôtels ont été purement et simplement balayés. L’île de Phi Phi, qui se trouve entre Phuket et Krabi a été dévastée, particulièrement Ao Ton Sai et Ao Lao Dalam.

Le constat

Une fois, la mer retirée vient l’heure du constat et de la prise de conscience de cette catastrophe. La majorité des survivants se replient dans les terres ou sur les hauteurs, de peur qu’une nouvelle vague arrive. Ils ne reviendront, vers la plage, que quelques heures après  pour essayer de retrouver des membres de leur famille, des affaires ou pour être évacués.
Les autorités dépassées,  mettent rapidement en place des mesures d’hygiène drastiques pour éviter la propagation d’épidémies de choléra, de diphtérie. Il est donc primordial de pouvoir identifier et enterrer les victimes dans les plus brefs délais. Gouvernement et organisations humanitaires du monde entier se sont rapidement mobilisés pour répondre à l’urgence de la situation en proposant une aide financière et matérielle.

Une reconstruction

Des plans de reconstruction en vue d’effacer les dégâts de ce tsunami ont été mis en place tout au long de l’année 2005 ( nettoyage des plages…).
Aujourd’hui, 10 ans après la catastrophe, la majorité des sites touristiques ont repris une activité normale. Les hôtels et les restaurants ont été reconstruit et les infrastructures améliorées. La reconstruction s’accompagne d’une stratégie de relance de l’activité touristique.
Cependant, il n’est pas rare en se promenant dans la ville de Khao Lak, de voir un bateau, à l’intérieur des terres, en plein milieu de la ville ou encore un hôtel, sur le bord de plage, dévasté et non reconstruit. Pour beaucoup de thaïlandais, la reconstruction était nécessaire mais délicate.
Pour éviter un tel scénario, la Thaïlande inaugura, en 2005, un système national d’alerte aux catastrophes naturelles. Si les signes avant-coureurs d’un tsunami se présentaient aujourd’hui, l’alerte pourrait être donnée seulement en l’espace de 30 minutes. Pour les personnes ne parlant pas le thaï, le centre a installé des tours d’alerte (de plus de 12m de hauteur) le long des plages à haut risque. Celles-ci peuvent diffuser des messages en différentes langues et émettre des signaux lumineux.
S’il ne peut rendre le risque nul, ce dispositif de surveillance et d’alerte permet incontestablement de sauver des vies.

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